anonymous
2009-11-05 13:45:03 UTC
A l’heure où l’expression « identité nationale » est dans toutes les bouches, et où un débat va s’ouvrir sur le sujet à l’échelle de l’Hexagone, je souhaiterais à mon niveau apporter mon parpaing à l’édifice.
Il s’agit à mon avis, d’un thème délicat à aborder. On entend, ça et là, des sons de cloches assez discordants quant à ce qui représenterait prioritairement les fondements de notre identité. Certains mettent en avant la Marseillaise, d’autres optent pour le drapeau tricolore, quelques un préfèrent pointer du doigt des moments glorieux de notre Histoire commune.
Pour ce qui me concerne, je pense que notre identité est un mélange de tout cela, mais pas uniquement.
L’hymne de la République Française est assurément un des piliers de notre patrie. Ce chant de révolte écrit par Danton reflète bien quelques valeurs caractéristiques de la nation française, comme l’honneur, la fidélité, le sens du sacrifice et de la délation.
Notre drapeau est également un symbole important de notre identité. C’est bien ce drapeau que l’on met au fronton de nos édifices les jours de fête. C’est encore ce drapeau que l’on affiche dans toutes les mairies de France. Ce sont bien ces couleurs que l’on agitait au Stade de France lorsque Bernard Diomède a marqué son but en finale de la coupe du monde. A chacun de trouver une signification aux trois couleurs qui le composent. Pour ma part, j’associe le bleu à la teinte des yeux de notre première Dame. Quant au blanc et au rouge, il font écho à la couleur de ces breuvages que l’on fabrique en Touraine ou dans le Bordelais, et qui ont prouvé de longue date leur supériorité aux vins cuits méditerranéens de type Porto ou Muscat de Samos.
Les actions héroïques de certains personnages historiques sont également importantes pour définir ce qu’est notre identité. Il convient à ce stade de rappeler que Charlemagne, en stoppant les Arabes à Poitiers en l’an 732, a permis à la France d’échapper à une invasion qui aurait sans doute bloqué son essor. Au titre des exploits dont nous pouvons êtes fiers, soulignons également la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb, ainsi que les victoires de Vergincétorix sur l’armée grecque. Enfin, je ne voudrais pas omettre de rappeler les faits d’armes de certains militaires, comme le Maréchal Pétain ou encore l’adjudant Chanal, deux personnages hauts en couleur et mondialement reconnus, l’un pour sa pratique de la langue de Goethe, l’autre pour sa pratique des auto-stoppeurs hongrois dans le fond de sa fourgonnette.
Je tiens toutefois à verser encore quelques éléments au débat. On nous rebat sans arrêt les oreilles avec la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat. Pour moi, la religion catholique est pourtant un gros fragment de notre identité. Il n’est pas, en France, de village qui ne comporte pas d’église. La proportion de chrétiens y est toujours forte, et on ne dénombre même plus la quantité de jeunes communiants qui se sont fait tripoter dans une sacristie. N’ayons point peur de le dire haut et fort : le culte catholique a durablement marqué de son empreinte les rites et moeurs de nos concitoyens. Il a permis d’élever la conscience des moins érudits, et d’élargir l’anus rose-bonbon de milliers d’enfants de choeur. Il me paraitrait donc plutôt malvenu de ne pas considérer la chrétienté comme un facteur structurant de notre identité.
Enfin, comment aborder cette thématique de l’identité sans parler de notre patrimoine culturel ? A l’heure où les couloirs du métro sont envahis de jeunes Africains qui ne savent pas jouer aut’ chose que du reggae, il est absolument fondamental de rappeler les oeuvres artistiques qui ont concourru au rayonnement culturel de notre grande nation. Je pense, bien entendu, au répertoire du regretté Bézu, aux romans poétiques de Valery Giscard d’Estaing, ou encore aux films de Gad Elmaleh et de Luc Besson, bref à toutes ces oeuvres qui ont permis de mettre en avant et de sauvegarder ce qu’il est désormais coutume d’appeler l’exception culturelle française. Mais l’identité française, ce sont aussi ces comédies musicales aux textes finement ciselés, qui ont enchanté des millions de spectateurs. Qui peut aujourd’hui contester la réalité du message philosophique porté par ces oeuvres majeures ? Qui aurait l’audace de nier qu’aimer, c’est c’qu’il y a d’plus beau ?
Bref, j’ai sans doute été un peu long à exprimer mon opinion – et certains d’entre vous me le reprocheront sûrement – mais il me paraissait indispensable d’apporter une réflexion constructive sur cette notion d’identité française, notamment en ces temps troubles où les valeurs se perdent et où toute une frange déboussolée de notre jeunesse ne jure que par le rêve américain, en fréquentant quotidiennement les fast-food, en ne jurant que par le hard-rock, et en prônant la pratique assidue du fist-fuking.
A présent que le débat est ouvert, je souhaiterais recueillir vos avis et réactions par rapport au point de vue que je viens de développer.